Les visiteurs du Carrefour pouvaient notamment apprendre à utiliser un défibrillateur

Article paru dans La Tribune du lundi 4 novembre 2013.

L’incident survenu le mois dernier au Palais des sports, lorsqu’un joueur de hockey victime d’un arrêt cardiaque a été sauvé grâce au défibrillateur de l’endroit, a attiré l’attention du public sur l’importance de la présence de cet appareil dans les lieux publics.

Capture d’écran 2013-11-04 à 08.19.18Le directeur régional de la Fondation des maladies du coeur et de l’AVC, François Desmarais, a remis samedi un défibrillateur au directeur général du Carrefour de l’Estrie, Michel Roy. L’appareil, qui sera installé dans la foire alimentaire du centre commercial, fait partie des 25 nouveaux défibrillateurs qui seront installés à travers la ville de Sherbrooke.

Afin de permettre à la population d’apprendre à se servir de ces appareils qui augmentent de 95 % les chances de sauver quelqu’un en arrêt cardiorespiratoire, la Fondation des maladies du coeur et de l’AVC, en partenariat avec l’Agence de santé et de services sociaux de l’Estrie et la 52e Ambulance de campagne, offrait l’atelier « Héros en trente » au Carrefour de l’Estrie samedi.

« Les gens se sont rendu compte que l’homme dans l’histoire du Palais des sports est vivant, sans séquelles. Ça leur donne envie d’apprendre aussi à utiliser un défibrillateur », dit Emmanuelle Dion, coordonnatrice d’activités à la Fondation et formatrice.

La formation de 30 minutes abordait également la réanimation cardiorespiratoire (RCR) sans appareil, ainsi que les techniques de désobstruction des voies respiratoires.

Benoit Mercier, Géraldine Westerkamp et trois de leurs quatre enfants ont pris une pause durant leur magasinage pour y assister. « Ça va nous prendre 30 minutes de notre temps et après on va savoir quoi faire en cas de problème », explique Mme Westerkamp. « Il n’y avait pas trop d’informations, c’était super, ça allait à l’essentiel », ajoute celle qui croit que la formation a aussi été pertinente pour ses enfants.

« Ça s’adresse vraiment à n’importe qui, à tous ceux qui sont intéressés d’aider les autres », affirme Marc- Olivier Madore, ambulancier-instructeur pour l’Agence de santé et de services sociaux de l’Estrie. Son collègue Anthony Carrier abonde dans le même sens. « La formation permet d’être un peu plus à l’aise en sachant que si quelqu’un tombe en arrêt cardiaque, on va savoir quoi faire. »

Certains participants n’en étaient pas à leur première formation. « Beaucoup reviennent se rafraîchir la mémoire. La carte [d’attestation] n’est valide que pour un an », précise Emmanuelle Dion.

25 nouveaux défibrillateurs

Grâce aux fonds amassés lors d’une activité-bénéfice réalisée le mois dernier, la Fondation a pu remettre 25 défibrillateurs externes automatisés ( DEA) à divers établissements de la région. Le Cégep de Sherbrooke, les écoles secondaires de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, le Salon de quilles Memphré et l’Université Bishop’s font notamment partie des endroits qui bénéficieront de ce service. Dans chaque établissement concerné, une formation « Cardio-secours avec DEA » sera dispensée.
« De plus en plus d’édifices publics sont dotés de défibrillateurs. C’est de l’équipement qui est simple à utiliser, et on veut le démystifier, montrer que ce n’est pas dangereux, qu’il n’y a pas de risque de tuer la personne sur laquelle on utilise l’appareil », affirme le directeur régional de la Fondation, François Desmarais.
Les DEA utilisent des signaux vocaux et des messages textuels pour aider le sauveteur à appliquer la marche à suivre.