Un 52 à Nimègue

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Le caporal-chef Étienne Veillette St-Amant a participé en juillet dernier à la 97e Marche de Nimègue, aux Pays-Bas. Ce dernier était le technicien médical désigné pour l’équipe de la Réserve de Sherbrooke sous l’égide du Sherbrooke Hussars. Deux membres des Fusiliers de Sherbrooke composaient également l’équipe.

Photo : Le Cplc Veillette St-Amant reçoit la médaille de la marche des mains du commandant de la Force opérationnelle interarmées de Nimègue, le Bgén Kevin Cotten.

On peut apercevoir sur la photo prise devant le momument commémoratif de guerre de Vimy, à la première rangée : le Cpl Mikael Ginse, le Sgt  Sarah Bureau, le Cplc Anne-Marie Pouliot, l’adj Catherine Sévigny et le Cplc Patrice Coulombe. À la deuxième rangée : le Cplc Sébastien Therrien, le Cplc Kevin Johnson, le Cpl Yanick Fontaine, le Cplc Étienne Veillette St-Amant, le Lt Philippe Bélanger et le Cpl Scott Daignault.

Photos par le Cplc Cynthia Wilkinson.

À propos de la marche de Nimègue

La Marche de Nimègue, c’est quatre jours à sillonner les campagnes et les rues achalandées des villes et villages de la région de Nimègue, aux Pays-Bas. Chaque militaire participant parcourt au total 160 km, vêtu de sa tenue de combat régulière et chargé d’un sac à dos pesant au moins 10 km. Cette marche n’est ni une compétition, ni une épreuve de vitesse, mais elle nécessite un entraînement adéquat… et un bon esprit d’équipe. C’est l’équipe qui démontre le plus de caractère et de classe au fil d’arrivée qui gagne la faveur du public.

Aussi solide physiquement que mentalement, le contingent canadien représente bien l’ensemble des FC. Le contingent est divisé en équipes de onze personnes, qui sont constituées de militaires de la Force régulière et de réservistes de partout au pays, tous grades et professions confondus. Pendant les mois d’entraînement requis pour faire partie du contingent canadien, les candidats mettent à l’épreuve leur endurance physique et mentale en parcourant de 700 à 1000 km à pied en tenue de combat et chargés de leur sac à dos.

La Marche de Nimègue est essentiellement une activité d’équipe qui permet de développer des valeurs militaires de base telles que le leadership, le travail d’équipe, la camaraderie et l’endurance. Par ailleurs, chaque équipe doit réussir à terminer la marche en bonne et due forme, avec tous ses membres. Même si chaque participant qui réussit à terminer la marche reçoit une médaille, la récompense la plus convoitée est le prix d’équipe. Ce prix est attribué à une équipe ayant réussi à terminer la marche avec au moins 90 % de ses membres.

La Marche de Nimègue a été créée en 1909. Au départ, elle visait à améliorer la capacité des soldats d’infanterie de l’armée néerlandaise à parcourir de longues distances en portant de lourdes charges. Depuis, l’événement a pris de l’ampleur pour devenir un prestigieux événement international qui rassemble environ 45 000 marcheurs en provenance d’environ 50 pays, de même que plus d’un million de spectateurs. Par coïncidence, c’est à partir de Nimègue que l’armée canadienne a mené ses opérations au cours des six derniers mois de la Seconde Guerre mondiale.

Plus de 7 600 Canadiens sont tombés au combat durant la campagne de neuf mois menée entre 1944 et 1945 pour libérer les Pays-Bas et éventuellement mettre fin à la guerre. C’est un sacrifice que les Néerlandais n’ont jamais oublié. Aujourd’hui, près d’un demi-siècle plus tard, les Canadiens et les Néerlandais profitent de la Marche de Nimègue pour se remémorer les événements historiques de cette époque et pour célébrer les liens qui perdurent entre nos deux pays.

Les Forces canadiennes participent à la Marche de Nimègue depuis 1952.